Choisir son prestataire web en Algérie : cahier des charges, devis, contrat et propriété du code

La liste de contrôle de l’acheteur d’un site ou d’une application en Algérie : cahier des charges, devis comparable, propriété du code, domaine, maintenance et signaux d’alerte, à télécharger.

Publié le Règles contrôlées le 5 min de lecture

Deux personnes vues de dos à une table blanche examinent des croquis de maquettes vierges, avec un ordinateur affichant des blocs verts, une chemise émeraude et un stylo doré

La plupart des projets web ratés en Algérie échouent aux mêmes endroits : un cahier des charges flou, un devis d’une ligne, un nom de domaine au nom du développeur, aucun accès au code, et personne aux commandes après le lancement. Aucun de ces pièges ne demande de connaissances techniques pour être évité. Ce guide est celui de l’acheteur : quoi envoyer, quoi demander, quoi signer. Une liste de contrôle à télécharger se trouve en fin d’article.

Transparence : bizalgeria.com, NEKST DIGITAL et dzcollab appartiennent au même propriétaire.

1. Rédigez un cahier des charges d’une page et envoyez le même à tous

On ne peut comparer des prestataires que s’ils répondent à la même question. Votre cahier des charges doit dire :

  • L’objectif en une phrase : « Recevoir des demandes de devis d’entreprises d’Oran », pas « un site moderne ».
  • Les pages ou fonctionnalités, et ce qui n’est pas inclus.
  • Les langues. Si vous voulez l’arabe, dites-le dès le départ : la mise en page de droite à gauche est un vrai travail.
  • Les contenus : qui rédige les textes et fournit les photos, et pour quand. Les contenus en retard sont la première cause des sites en retard.
  • La fourchette de budget et la date visée. Une fourchette aide le prestataire à proposer la bonne solution.

2. Demandez un devis comparable

Un bon devis est détaillé. Demandez :

  • une ligne par livrable (design, chaque fonctionnalité, saisie des contenus, formation) ;
  • la date de validité et l’échéancier (acompte, étapes, solde) ;
  • le nombre de séries de corrections incluses, et le prix du travail supplémentaire ;
  • hébergement, domaine et composants payants : inclus ou non, et le coût annuel ;
  • la maintenance après lancement : quoi, combien de temps, à quel prix.

Obtenez au moins trois devis. Comparez-les ligne par ligne, pas sur le total : le devis le moins cher oublie souvent l’hébergement, la maintenance ou la saisie des contenus. Le modèle de devis et la méthode de prix montre à quoi ressemble un devis clair, vu de l’autre côté.

3. Possédez ce que vous payez

C’est là que les clients perdent le plus, et tout est contractuel.

  • Nom de domaine au nom de votre entreprise, avec l’accès entre vos mains.
  • Compte d’hébergement à votre nom, ou un accès écrit que vous gardez si vous changez de prestataire.
  • Accès administrateur au site, au dépôt de code et aux statistiques.
  • Le code. L’ordonnance 03-05 sur le droit d’auteur protège les programmes d’ordinateur comme œuvres littéraires (art. 4). Pour une œuvre créée dans le cadre d’un contrat d’entreprise, celui qui l’a commandée est titulaire des droits dans le cadre de la finalité de l’œuvre, sauf stipulation contraire (art. 20) ; une cession de droits doit être écrite et indiquer les droits, les usages, la durée et le territoire (art. 62 et 64), et elle ne couvre que les usages listés (art. 72). Nous ne pouvons pas trancher si votre projet relève de l’art. 20 ou exige une cession écrite, donc mettez-le par écrit : le code source et les fichiers de design vous sont cédés au paiement intégral, pour tous usages, dans le monde entier, sans limite de durée.
  • Remise en fin de projet : le code source, une courte documentation technique et la liste des composants tiers avec leurs licences.

Votre nom de marque mérite le même soin : voyez enregistrer sa marque à l’INAPI.

4. Convenez de la qualité et de l’après-lancement

  • Tests de réception : listez ce que vous vérifierez (téléphone et ordinateur, formulaires, paiement, vitesse des pages).
  • Garantie : une période pendant laquelle les bugs sont corrigés gratuitement.
  • Sauvegardes : qui, à quelle fréquence, où.
  • Données personnelles : formulaires de contact et données clients doivent respecter la loi 18-07 ; voyez ce que dit la loi 18-07 sur la prospection.
  • Paiement lié aux étapes, avec une clause de retard des deux côtés ; le modèle de contrat freelance contient des formulations à adapter.

5. Les signaux d’alerte

  • Pas de devis écrit, ou un prix qui change après l’acompte.
  • Domaine ou hébergement au seul nom du prestataire.
  • Refus de remettre le code ou l’accès administrateur.
  • Aucune référence réellement joignable ; seulement des témoignages anonymes.
  • Des promesses de classement Google ou de ventes garanties.

À qui demander des devis

Interrogez des prestataires de types différents, car ils résolvent des problèmes différents : un développeur freelance pour un petit site, une agence locale pour le design et les contenus, un studio pour du logiciel sur mesure ou des applications. Un exemple de studio est NEKST DIGITAL, basé à Ouargla, qui présente des offres de développement web, e-commerce, mobile et logiciel sur mesure et ne publie pas de prix ; ses pages indiquent qu’il répond par un plan couvrant périmètre, délai et prix sous deux jours ouvrables. Envoyez-lui le même cahier des charges qu’aux autres et comparez les réponses avec la liste ci-dessous.

Télécharger la liste de contrôle

La liste couvre le cahier des charges, le devis, la propriété et les accès, la qualité, les signaux d’alerte, et un tableau pour comparer trois prestataires.

Ce que nous n’avons pas pu confirmer

  • Qu’un site commandé à une agence relève de l’art. 20 de l’ordonnance 03-05 ou exige une cession écrite, et l’effet des composants libres sur la propriété. Un avocat peut le trancher pour votre contrat.

À lire aussi : ce que doit contenir le site vitrine d’une PME et plateforme ou boutique sur mesure.

Sources et vérification

4 points vérifiés sur les textes, 1 encore à confirmer.

Sources consultées

Voir le détail point par point
  • Vérifié Ordonnance 03-05, art. 4 : les programmes d’ordinateur figurent parmi les œuvres littéraires protégées.
  • Vérifié Art. 20 : lorsque l’œuvre est créée dans le cadre d’un contrat d’entreprise, la personne qui l’a commandée est, sauf stipulation contraire, titulaire des droits d’auteur dans le cadre de la finalité pour laquelle l’œuvre a été réalisée.
  • Vérifié Art. 62 et 64 : une cession de droits patrimoniaux doit être écrite et indiquer la nature des droits, les conditions économiques, la forme d’exploitation, la durée et le territoire. Art. 72 : elle est limitée aux modes d’exploitation prévus au contrat.
  • Vérifié NEKST DIGITAL présente six offres (développement web, logiciel sur mesure et SaaS, applications mobiles, intégration d’IA, e-commerce, conseil informatique), est basé à Ouargla selon ses pages et ne publie pas de prix ; ses pages de service disent qu’il répond par un plan couvrant périmètre, délai et prix sous deux jours ouvrables.
  • À vérifier Qu’un site commandé à une agence relève d’un contrat d’entreprise au sens de l’art. 20 ou exige une cession écrite au sens de l’art. 62, et l’effet des composants libres sur la propriété : non tranché par les textes lus.

Journal des corrections

  • : Première publication.

Information générale, pas un conseil juridique ou fiscal. Les textes peuvent changer : reportez-vous à la date de contrôle.